N’hésitez plus : sortez du cadre !

N’hésitez plus : sortez du cadre !

 

Pour rester dans la course, les entreprises doivent miser sur la complémentarité de leurs talents, la variété de leurs profils, et travailler à l’enrichissement de leur écosystème.

Pour faire le point sur les enjeux de l’acculturation des équipes et la nécessité de mixer les compétences pour grandir et « performer », Nextdoor a réuni autour de la journaliste Laura-Jane Gautier un panel d’experts hautement complémentaires :

  • Jean-Jacques Thomas, directeur Innovation, SNCF réseau
  • Florence Caghassi, Startup & Open Innovation program manager, TF1
  • Nico Valenti Gatto, principal Business Development, Partech Venture
  • Théo Dorp, cofondateur et COO, Crème de la Crème
  • Jean Perret, cofondateur, Artips

 

 

Tout le monde a l’intuition que la performance peut se booster, et rêve de mettre la main sur la recette de ce shoot de vitamines. Cette table ronde avait pour ambition de créer une discussion autour de ce qui peut contribuer à « faire pousser » une entreprise. Au détour de discussions sans langue de bois, bien plus en est ressorti : si les opinions étaient utilement nuancées, tous étaient d’accord pour affirmer que l’aptitude à l’innovation était la clef.

C’est quoi, être innovant : 1er tour de table

Plus qu’avoir une « nouvelle idée », innover serait plutôt savoir réagir et se monter créatif face à des marchés qui bougent (Florence Caghassi) : ainsi, quand l’internet et les réseaux sociaux ont conquis les ados, la télévision a dû se réinventer. « Innover », ce n’est pas aller sur le terrain du partage de voie ferrée par exemple quand on s’appelle SNCF, précise Jean-Jacques Thomas, mais plutôt sortir de la mobilité ferroviaire : car une nouvelle idée, c’est déjà très bien, mais ce n’est pas encore de l’innovation.

 

Ainsi l’innovation en entreprise est plus qu’une invention, il s’agirait plutôt d’un état d’esprit, d’une capacité à sortir du cadre. Et Théo Dorp précise d’ailleurs que ce n’est pas l’entreprise, qui est innovante, mais bien les hommes. Selon Jean Perret, ce sont effectivement ces derniers qui cherchent à imaginer mieux, ou différemment, par rapport au process établi en entreprise. Or l’innovation est bien la volonté et l’aptitude à remettre en question quelque chose qui fonctionne.

Une façon de voir les choses, nuancée toutefois par Nico Valenti Gatto : pour avoir l’impact souhaité, une telle mission reviendrait plutôt à des équipes dédiées. Comme l’explique Florence Caghassi, au sein de grands groupes, il est indispensable de processer le travail. Ainsi, dans le cas d’un JT quotidien (qui implique déjà une bonne dose de réactivité et d’improvisation), il serait délicat pour les équipes de chercher à le bousculer.

 

Alors, affaire de volonté ou qualité intrinsèque ? Les deux mon Capitaine, le creuset idéal étant bien entendu :

  • un management et des RH qui donnent les moyens (humains, en temps, techniques et matériels) aux collaborateurs pour réfléchir hors du cadre ;
  • des hommes pourvus des qualités requises, à savoir l’envie de faire mieux, différent, de s’éloigner de sa zone de confort… Le rêve ultime étant, pour Jean-Jacques Thomas, que cette culture de l’innovation irrigue toutes les branches du groupe et que tous les employés en deviennent acteurs.

 

 

Mais comment faire infuser la culture de l’innovation dans un grand groupe ?

Pour drainer cette envie d’innover, les recettes sont variées : chez SNCF, ce seront des « ambassadeurs de l’innovation » qui donnent des conférences en interne, des partenariats avec des start-up pourvues d’une technologie utile et dont l’agilité créera un véritable choc culturel au sein de l’équipe métier concernée. Même volonté d’open innovation chez TF1, mais aussi un concours interne de pitchs afin de permettre à tous les talents de s’exprimer… et enfin, une même formation adressée à l’ensemble des 250 métiers du groupe pour porter un message fort sur les enjeux du digital, de l’agilité, etc.

Cependant, si sensibiliser les équipes est un prérequis incontournable, ce n’est qu’une première étape. Il faut ensuite les inciter à se manifester…

 

Identifier les talents en interne : un challenge

Selon Florence Caghassi en effet, il reste difficile de repérer les compétences des collaborateurs : force est de constater que les plateformes internes et autres réseaux sociaux d’entreprises, qui devraient permettre d’identifier les velléités d’innovation, ne séduisent pas suffisamment les employés (l’on trouvera paradoxalement plus d’informations utiles sur leur profil LinkedIn !). Une tendance regrettable, puisque Florence Caghassi note que lorsque les collaborateurs expriment leurs idées, c’est la plupart du temps pour contribuer à TF1 et non pour lancer leur propre business.

Clairement, selon Nico Valenti Gatto, les grands groupes (français, notamment) investissent très largement dans les entreprises susceptibles de leur apporter des opportunités de développement et de collaboration : le but n’est pas tant que récupérer de l’argent que d’avoir accès aux talents. Et pour Jean Perret, les grands groupes devraient aussi penser à investir dans les soft-skills de leurs équipes (rien de tel que l’ouverture d’esprit pour penser hors de la boîte…).

Et effectivement, le besoin d’innovation contraint les entreprises à aborder les ressources humaines sous un angle différent.

 

Le mix CDI/freelancing, le remède à tous les maux ?

Crème de la crème a donné le ton : désormais des salariés (très qualifiés ou simplement pourvus de qualités recherchées) offrent leurs services à d’autres entreprises pour des missions ponctuelles. Un système qui permet aux premiers de « s’aérer » ou tester leur idée en toute sécurité, et aux secondes de trouver des compétences qui leur font défaut, ou dont elles n’ont besoin que ponctuellement. Selon Théo Dorp, il ne fait aucun doute que cette tendance va se généraliser, un grand nombre de personnes devenant alors part time (mi-salariées, mi-freelances).

Toutefois, comme le font remarquer Florence Caghassi et Jean-Jacques Thomas, nombre de métiers ne se prêtent pas au freelancing. Pour certains d’entre eux, une évolution naturelle pourrait aussi être de passer du salariat au régime indépendant… Dans tous les cas, il est certain que le paysage socioprofessionnel bouge et c’est une bonne nouvelle pour les entreprises qui recherchent de nouvelles compétences.

 

Alors, que retenir de ces échanges ? Certainement que les entreprises cherchent des talents, des façons de penser alternatives, de l’audace et de la ténacité… Salarié, entrepreneur, free-lance, si vous vous sentez pourvu de cette qualité rare qu’est l’envie d’innover, si vous aimez prendre les problèmes à l’envers, ou tout remettre à plat (même si « ça marche très bien comme ça »),  faites-vous connaître : exprimez-vous sur votre réseau social d’entreprise, inscrivez-vous à des concours de pitch ou des ateliers, et secouez votre manager (ou montez votre boîte), car c’est bel et bien vous qui avez raison !

Et une fois lancé, sachez vous entourer… de façon à ne jamais tomber dans le piège du confort : quand bien même votre recette « marcherait du feu de Dieu », si vous n’innovez pas dans votre secteur, un autre le fera pour vous. La morale de l’histoire ? C’est que seul, on va plus vite, et ensemble on va plus loin. Alors tous ensemble tous ensemble hé, hé !

 

 

[Astuce] Que faut-il savoir quand on cherche un investisseur ?
Tout d’abord, explique Nico Valenti Gatto, vous devez évidemment tout savoir sur l’offre existante et être pertinent par rapport à elle.

Ensuite, dites-vous bien que l’investisseur a en tête de récupérer son argent avec une plus-value : la taille de votre marché doit donc être en (très) grande croissance et votre technologie doit être en rupture. Par conséquent, mieux vaut commencer avec un petit market share dans un grand marché, que l’inverse.

Enfin, ne vous précipitez pas : vous devez être en position de choisir votre investisseur, car vous aurez ensuite à travailler en équipe avec lui sur le long terme.

 

En résumé :

– Surveillez votre niveau de rupture

– Vérifiez la taille du marché

– Gare au feeling

 

[Focus] Le succès est-il un coup de bol ?
Si Jean Perret (cofondateur d’Artips) s’estime chanceux en effet, il nous a toutefois mis la puce à l’oreille : si Artips n’avait pas fonctionné, il a la conviction que lui et son acolyte (Coline Debayle), auraient de toutes les façons fini par créer une entreprise qui marche. De là à penser que c’est plutôt l’esprit entrepreneurial qui attire « le bol », il n’y a qu’un pas.

Un soupçon confirmé par Théo Dorp (cofondateur de Crème de la crème), pour qui la notion de timing prime sur celle de chance : en plus d’une détermination absolue à vouloir « monter sa boîte » (Crème de la crème ou une autre), ce sont le bon sens, la capacité à bien s’entourer et à croire en le collectif qui appellent le succès. Ensuite, savoir motiver ses équipes et leur donner le goût du dépassement de soi est la garantie d’une meilleure longévité.

 

Retrouvez la table ronde en vidéo :

 

Comment gagner la course la plus difficile au monde ?

« Comment gagner la course la plus difficile au monde »

 

Edgar Grospiron, le mythique médailler d’or des jeux olympiques d’Albertville, vainqueur en ski acrobatique (option bosses) en 1992 était présent aux Open Nextdoor !

Auteur, conférencier et cofondateur de Wikane, (réseau de franchise de consulting en stratégie de croissance auprès des PME), il a partagé avec nous de joyeux souvenirs et une analyse a posteriori sur son parcours légendaire hautement inspirante pour nous, entrepreneurs.

Ne croyez pas que le savoir-faire d’Edgar Grospiron se résume à enchainer 65 bosses et deux tremplins sur 250 de long… en une demi-seconde. Car pour skier dans les bosses, il ne suffit pas d’avoir de bons genoux, il semblerait qu’il puisse être utile de savoir se faire plaisir. Prêts pour une descente ?

 

 

Bosse n°1, rebondir et se préparer à la suivante (modestie et réalisme)

 

À 19 ans Edgar remporta la coupe du monde dans sa catégorie. Un bonheur incommensurable, certes, mais dont il fallait pourtant se méfier, commence Edgar. Car une fois l’euphorie passée, la médiatisation essoufflée et les amis retournés à leurs occupations, vient le temps de regarder l’avenir.

Or lorsque vous avez-vous-même fixé la barre au plus haut niveau, qu’il vous semble avoir repoussé vos limites… comment trouver assez de ressources pour faire plus, mieux ou différent ? Comment en avoir même envie ?

 


« Le succès attire le succès ? Non !

Le succès appelle la zone de confort… »

Edgar Grospiron


 

Alors que vous pensez en avoir fini, « en réalité, c’est là que tout commence », avertit Edgar. Et l’enjeu est de taille, car lorsque le succès frappe à votre porte, alors tout s’accélère : vous passez de la 2CV à la Porsche, ce qui est grisant, à un détail près. Lorsque l’on file à 200 km/h, on n’a plus droit à l’erreur.

Il en va de même pour une entreprise qui a une croissance folle ; certes, tout va bien et c’est magnifique, mais le danger est pourtant bien réel. Il ne faut donc pas perdre pied et anticiper à tout prix : préparer « l’après » et réfléchir à son ambition.

 

Bosse n°2, savoir quelle bosse on veut prendre (envie et ambition)

Edgar, lui, savait ce qu’il voulait faire « après », ce qui, rappelle-t-il, est absolument vital, que l’on soit sportif ou entrepreneur : il faut identifier son objectif pour être en mesure de prendre les bonnes décisions. L’enjeu, nous confie Edgar, est aussi de garder intacte l’envie de se lever tous les matins, quelle que soit la météo, la fatigue, le côté répétitif de l’entrainement…

 


« Il faut savoir où l’on veut aller : c’est l’ambition »

Edgar Grospiron


Le jeune Edgar, lui, fit savoir au monde entier qu’il voulait gagner les jeux olympiques (JO)…

Et pour y parvenir, il lui fallait certes en avoir très envie, mais aussi être entouré, soutenu et en mesure de mobiliser son entourage : l’annonce officielle de son challenge créa un capital sympathie d’une puissance sans égale (même si elle augmentait considérablement la pression).

Ce faisant (et c’est valable en entreprise), une énergie considérable et hautement jubilatoire fut déployée par toutes les parties prenantes pour atteindre l’objectif fixé : le ton était donné ; ce serait la bonne humeur.

 

Edgar Grospiron

 

Attention ! Premier tremplin : petite méthodo pour rester en l’air (passion, motivation, volonté et survie)

On se doute bien que ce jeune-là était dopé… à la passion, et c’est une chose que les sportifs de haut niveau partagent avec les entrepreneurs. La passion est délicieuse, puissante, mais hélas, incontrôlable. Elle convient bien pour un hobbie, trente jours par an…

 


« On n’est pas sportif de haut niveau par défaut,

et on n’entreprend pas par défaut : derrière il y a une passion qui nous anime,

[…] et une capacité »

Edgar Grospiron


 

Mais quand on choisit de faire de l’objet de sa passion un « vrai » travail, il fusionne avec obligation de résultat, 365 jours par an et cela se corse quelque peu.

La motivation prend alors le relai, ce qui est une bonne chose, car elle est nettement plus fiable et rationnelle : elle aussi, procure du plaisir (source de performance), se transmet et donne de l’énergie. En outre, à la différence de la passion, la motivation se cultive : elle sera votre meilleure alliée.

 


« La volonté, c’est quand il n’y a plus de plaisir à prendre, mais des efforts à faire :

il ne faut pas en abuser »

Edgar Grospiron


 

Mais si elle s’essouffle, il faut savoir faire preuve de volonté. Sans toutefois exagérer, car à l’inverse de la motivation, la volonté consomme de l’énergie. Et vous aurez alors des hallucinations : au lieu de voir une piste de ski avec 1000 bosses et autant d’opportunités de s’en servir comme tremplin, vous verrez 1000 creux et 1000 raisons de vous casser la binette. Aucune chance d’arriver en bas de la piste sans y avoir laissé des plumes…

Enfin, vous passerez parfois en mode survie… et accomplirez ainsi des miracles, mais de grâce, supplie Edgar, prenez des vacances.

 

Edgar Grospiron

 

Bosse n°4, qu’il est bon d’être au top (plaisir et exigence)

Certes, il ne suffit pas d’être motivé ou de vouloir pour réussir. Un autre ressort indispensable est l’exigence, mais de façon raisonnée et toujours positive… En effet, nul besoin d’être exigent en tout, ce serait même destructeur.

 

Pour élever son niveau et creuser l’écart avec ses concurrents, une erreur fréquente consiste à traquer ses imperfections et s’obstiner à vouloir à les améliorer. Force est d’admettre que nous avons été conditionnés à fonctionner ainsi et ce, dès notre plus tendre enfance. Edgar raconta une anecdote édifiante, qui raisonna certainement dans bien des esprits…

Enfant, on lui reprocha d’être désastreux en mathématiques, mais d’exceller en ping pong. Honteux, le jeune Edgar fit de son mieux, bien sûr ! Au trimestre suivant, il était à peine « moins mauvais en maths » et très moyen en ping pong. Il se fit alors gronder car il « n’était même pas capable d’être bon en ping pong ». Mais dites-moi, que pouvait-il arriver d’autre, en procédant ainsi par culpabilisation et mépris ?

 

Nano Pourtier, l’entraineur d’Edgar, n’était pas de cette trempe-là, il lui enseigna à se dépasser d’abord, là où il prenait le plus de plaisir… Procédant ainsi, ses points faibles s’amenuisèrent d’eux-mêmes, à mesure que croissaient plaisir et confiance : les conditions furent alors optimales pour éradiquer les défauts qui subsistaient.

 

Réfléchir ainsi en entreprise ouvre des possibilités infinies : car si vous choisissez de développer vos points forts au maximum (ou ceux de votre équipe), alors vous excellez dans le domaine afférent. Ce faisant, vous obligez vos concurrents à chercher à vous rejoindre sur un terrain qui est le vôtre… vous suivez ?

 

 

Bosse n°5, rependre la même piste et faire autrement (excellence et disruption)

Bien entendu, vous aurez beau être ambitieux, déterminé et savoir prendre un maximum de plaisir dans votre travail… vous ne serez jamais seul dans ce cas. Comment faire la différence, alors que chacun s’entraine sur les mêmes pistes de ski, dans les mêmes conditions météos, avec le même matériel et le même kiné ?

Pas de miracle, reconnait Edgar, il faut travailler, répéter, itérer, se perfectionner pour progresser et atteindre ainsi l’excellence opérationnelle. D’emblée il faut avoir conscience vous vous serez à peine meilleur que vos rivaux et que cela se jouera à un tout petit détail, une remise en question de plus, une once de détermination…

Mais votre degré de maîtrise doit être tel que vous devez vous sentir prêt pour la compétition (ou la conquête d’un marché) quels que soient les aléas ou la perfection de vos concurrents… : être convaincu de votre légitimité et savoir que vous avez fait votre maximum vous rendra fort et plus réceptif aux opportunités.

 


« Il faut se donner les moyens d’avoir une marge de progression supérieure à celle de ses concurrents »

Edgar Grospiron


 

Car attention ! Alors que nous sommes toujours convaincus de la nécessité de changer nos process en cas d’échec, nous sommes souvent réticents quand le succès est au rendez-vous : or pour faire encore mieux (ou réussir pendant longtemps), il faut savoir chercher à s’améliorer et sortir du cadre… tous les jours : c’est ainsi que procéda Edgar, chaque jour, sur sa piste de ski.

Encore aujourd’hui, une telle façon de fonctionner permet de ne jamais tomber dans la routine, et, promet-il, cela rend heureux.

 

 

Second tremplin, pour conclure

 

La bosse numéro 5, cultiver la perfection et pratiquer la disruption, n’est guère éloignée de la numéro une (ne pas se reposer sur nos succès et toujours préparer la suite). C’est donc bien un cercle vertueux, que nous propose Edgar Grospiron.

Il ne vous aura pas échappé que la bosse numéro cinq n’est pas la fin de la piste… Mais vous voilà lancés : transcendez l’instable passion en solide motivation, utilisez l’ambition et le plaisir comme leviers, visez toujours l’excellence et voyez l’exigence comme un challenge… et vous filerez à toute allure. Mais par pitié, faites tout cela, sans jamais tomber dans les filets de la contrainte !

 

Retrouvez la conférence d’Edgar en vidéo

Dix secondes pour cartonner sur LinkedIn

Dix secondes pour cartonner sur LinkedIn

 

Ah lala… Notre profil LinkedIn… on a beau savoir que c’est important, nous peinons à trouver le temps de le compléter de façon exhaustive et ne parlons pas de le mettre à jour. Une façon plaisante d’en finir (non pas une fois pour toutes, mais pour un temps…) était d’assister à l’atelier animé par Philippe Gastaud, fondateur de e-Strategic, à l’occasion des open Nextdoor.

On vous propose ici une séance de rattrapage en dix secondes 😉

 

 

 

1ère seconde – Soyez beau

Nous l’avons tous vécu, rien de pire que de tomber sur une page neutre à l’excès, qui ressemble à toutes les autres… Alors prenez le temps de personnaliser votre profil avec autant de soin que votre salon.

  • Trouvez une photo de votre bobine qui vous plait, que diable ! Soyez fier de vous (… au travail, pas lors de vos dernières vacances, nous sommes d’accord),
  • personnalisez l’arrière-plan (quantité d’images gratuites sur Fotolia, Freepik…),
  • enfin, soignez les détails : saviez-vous que vous pouvez personnaliser l’accès à votre profil avec une adresse claire et facile à retenir (par exemple : www.lindedin.com/nom-prénom) ?

 

2e seconde – Soyez poète

Si LinkedIn était une base de CV, cela se saurait :  faites plus, ou ne créez pas de profil du tout. Racontez qui vous êtes, ce que vous avez fait et pourquoi, soyez précis lorsque vous décrivez vos missions.

N’oubliez pas que vous écrivez sur le web. En vérité, l’œil humain n’est pas fait pour ça, donc soignez :

  • la mise en page pour faciliter la lecture (listes à puces, titres en gras, alinéas placés à bon escient)
  • le style pour faciliter la compréhension (phrases courtes, mots courts, pas de jargon, limiter les sigles…)
  • vous êtes sur le web, profitez-en : glissez des vidéos, des liens utiles, de belles photos…

 

Bon et puis lâchez-vous, un peu : montrez qui vous êtes, et soyez créatif !

 

 

3e temps – Soyez sociable :

LinkedIn est certes une belle vitrine, mais il serait dommage d’oublier que c’est un réseau… alors soyez opportuniste, que diable !

  • Laissez-vous guider par l’algorithme qui vous suggère des contacts susceptibles de vous intéresser et n’oubliez pas de personnaliser vos mails de prise de contact,
  • lorsque vous rencontrez quelqu’un lors d’une conférence, dîner, ou autre, ayez le réflexe de l’inviter à rejoindre votre réseau,
  • rapprochez-vous des associations professionnelles, syndicats et autres pour vous faire connaître et élargir votre communauté.

 

4e seconde – Soyez sûr de vous (au moins une fois par semaine) :

Etalez votre savoir et vos compétences, vous avez des choses à dire !!!! Donnez votre avis, exprimez-vous, relayez des articles ou encore mieux, publiez dans LinkedIn…

  • Informez votre réseau des dernières tendances de votre marché,
  • donnez des nouvelles de votre parcours et de votre société,
  • donnez votre opinion et exprimez-vous dès que vous avez une plus-value à apporter.

 

5e  – Veillez tard le soir deux fois par jour :

Pas facile, certes, mais l’idéal pour vous démarquer est de relayer chaque jour des informations utiles et pertinentes, afin que votre réseau vous perçoive comme une source fiable et réactive.

  • Pour vous aider dans votre veille : l’agrégateur Feedly,
  • pour trier les articles à lire et conserver : Pocket.

 

 

6e  – Soyez un bon ami :

Si vous êtes présent pour les autres, on le sera aussi pour vous, donc soignez vos relations et montrez-leur que vous leur accordez de l’importance :

  • pensez à donner des appréciations lorsque vous travaillez avec quelqu’un,
  • likez et relayez les contenus proposés par votre réseau,
  • mentionnez les gens concernés, interpellez-les et remerciez- les dans vos contenus.

7… – Faites parties de plusieurs bandes :

LinkedIn héberge quantité de groupes de réflexion, sur toutes sortes de sujets. Demandez à rejoindre ceux qui font partie de votre secteur d’activité ou qui sont en lien avec vos centres d’intérêts.

Ils vous permettront de :

  • faire de la veille et identifier les nouveaux enjeux de votre marché,
  • identifier vos concurrents,
  • vous faire remarquer, entrer en contact et élargir votre réseau…

 

Essayez de montrer que vous êtes dans le coup au moins une fois par semaine !

 

8… – Soyez bavard :

  • Une ou deux campagnes d’e-mailing par an, à condition de bien l’affiner : personnalisée, parfaitement ciblée, avec une valeur ajoutée et surtout sans objectif de vendre quoi que ce soit !
  • Utilisez les MP (Messages privés) pour vous adresser en direct à un ou plusieurs membre(s) de votre réseau tout au long de l’année. Profitez de ce canal privilégié pour échanger en toute confidentialité et resserrer vos liens avec votre interlocuteur.

 

9e  – Dédoublez-vous :

LinkedIn déborde de fonctionnalités diverses, toutes plus pertinentes les unes que les autres. On peut reprocher tout ce que l’on veut à ce réseau, mais ses algorithmes sont extrêmement fins… Prenez le temps d’y regarder à deux fois :

  • Slideshare, par exemple, permet de mettre ses PPT à la disposition du plus grand nombre : un bon moyen de se faire remarquer dans son domaine de compétence. Vous y retrouverez par exemple le slideshare de la présentation de Philippe Gastaud sur les astuces pour booster votre profil LinkedIn : https://fr.slideshare.net/PhilippeGastaud/linkedin-e-strategic (vous noterez que l’URL a été travaillée pour être claire et précise 😉)
  • Sales Navigator est un outil de prospection très puissant, qui permet d’identifier les décideurs et analyser les comportements des membres sur le réseau LinkedIn,
  • Job Search quant à lui est à destination du candidat, pour lui permettre de trouver son prochain job en utilisant un moteur de recherche critérisé et booster sa carrière grâce à des conseils d’experts.

 

10 !!! – Mesurez-vous :

Maintenant que vous avez appliqué tous ces conseils, il s’agit d’en mesurer leur portée. Découvrez votre score SSI (Social selling index), accessible à tous à l’adresse LinkedIn.com/sales/SSI.

Il s’agit d’un indicateur s’appuyant sur quatre items : votre capacité à construire votre marque professionnelle, trouver les bonnes personnes, échanger des informations, établir des relations. Une estimation de votre e-reputation sur ce réseau, en somme.

 

Voilà, les dix secondes sont écoulées… Prenons deux secondes pour conclure : si vous mettez en application ces conseils, vous êtes assuré de voir le nombre de vues de votre profil croître considérablement, d’augmenter le nombre de vos relations et, de façon moins visible, de vous affirmer dans le paysage en tant que professionnel de qualité.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la présentation de e-Strategic sur… sildeshare, justement ! Et si vous avez besoin d’un coach, vous trouverez le plus souvent Philippe au Nextdoor d’Issy-les-Moulineaux : philippe@e-strategic.fr .

 

 

 

 

 

 

 

 

[RGPD] Données personnelles : et si on arrêtait de les stocker ?

[RGPD] Données personnelles : et si on arrêtait de les stocker ?

Vous l’ignorez peut-être, mais l’Europe vous prépare de nouvelles obligations qui vous vaudront de mettre à jour tous vos contrats, votre site internet, vos formulaires de contact, briefer votre équipe marketing et changer votre façon de faire. Sinon ? Des sanctions allant jusqu’à 20 millions d’euros  ou 4% du CA. Il s’agit du RGPD ou Règlement Général sur la Protection des Données, adopté par l’Union européenne en avril 2016 et applicable le 25 mai 2018…

 

Plutôt que d’errer l’âme en peine sur internet, déchiffrer les 99 articles de loi afférents, nous avons préféré nous faire expliquer tout ceci par une avocate spécialisée du cabinet Herbel Avocats : Elodie Herbel, qui a amicalement joué « les décodeurs » à l’occasion des Open Nextdoor. La vocation du RGPD se résume ainsi : à partir de mai 2018, toute entreprise devra être en mesure de dire pourquoi elle stocke des données personnelles et comment elle les protège.

 

0 – Pourquoi on nous embête ?

Parce qu’à ce jour, la majorité des internautes n’ont pas connaissance des données récoltées à leur insu, de pourquoi elles le sont, ni de leur valeur… Il suffit de voir ce que nous déversons sur « Facebook&Cie » pour mesurer à quel point nous sommes insouciants. Or à l’heure de l’intelligence artificielle (IA), tous les moyens sont bons pour collecter toujours plus de données : il était temps d’agir.

Sachez par ailleurs que 3700 cyberattaques sont déjouées dans le monde chaque seconde (source Ciscosytem) et que 91% des fuites auraient pu être évitées si les entreprises s’étaient dotées de mesures de sécurité suffisantes : les contraindre à un peu plus de responsabilité (stocker moins d’infos et se donner les moyens de se protéger) est donc une bonne chose.

Alors, ne râlez plus : c’est pour notre bien et cela irait même plutôt dans le bon sens.

 

1 – De quoi parle-t-on ?

Pour le législateur, la notion de Donnée à Caractère Personnel (DPC) recouvre toutes les données qui permettent de nous identifier physiquement. Cela commence dès le libellé de notre adresse e-mail, le nom, l’adresse, le numéro de téléphone, mais aussi l’adresse IP, que l’on a transmis par exemple en mettant notre carte de fidélité Youpiejedépense à jour…, le numéro de sécurité sociale, informations bancaires, etc.

Ne vous laissez pas piéger : cette notion englobe les données de vos clients/utilisateurs, cela va sans dire, mais aussi celles de vos collaborateurs, prestataires, sous-traitants et écosystème.

Dès que vous recueillez ces données et les transférez, vous courrez le risque de vous faire hacker (et faites courir ce risque à ceux dont vous avez recueilli les données).

BON À SAVOIR
Finalement, dès qu’une Data est reliée à une personne physique réelle, c’est une donnée personnelle. Un algorithme qui permet d’identifier votre visage sur une photo et de vous nommer sans vous en avoir expressément demandé l’autorisation, viole vos droits.

 

2 – Qui est dans le viseur ?

Si vous lisez ces lignes, il y a fort à parier que votre entreprise est concernée.

Toutes les entreprises localisées au sein d’un pays membre de l’UE le sont. Mais aussi les autres, dès lors qu’elles collectent, traitent ou stockent des DCP issues de résidents de l’UE : par conséquent, même si vous appartenez à un groupe basé aux Etats-Unis, le simple fait d’avoir des collaborateurs européens vous implique.

L’application territoriale du règlement n’a donc pas de frontière : dès l’instant ou les données traitées sont relatives à l’offre de biens ou de services ou à des personnes qui se trouvent dans l’Union européenne, la loi s’applique. Donc, oui, les GAFA y auront droit !

 

Renseignez-vous ! Où sont localisés vos data centers ?

S’ils sont à l’extérieur de l’Union européenne, dans un pays tiers sans protection adéquate, vous devrez, le cas échéant, en avertir vos collaborateurs et clients et obtenir leur consentement explicite pour transférer leurs données personnelles.

 

Et si une entreprise fait appel à un sous-traitant ? Elle devra s’assurer que ce dernier est en mesure de respecter le RGPD : impossible de prétendre que l’on n’avait pas connaissance de la politique de traitement des données personnelles de ce dernier (oui, là, c’est moins drôle…)

De la même façon, le sous-traitant ne pourra pas se retrancher derrière la demande de son donneur d’ordre, responsable du traitement, quand bien même il agit uniquement au nom et pour le compte de ce dernier…

 

3 – Qu’est-ce qui change ?

Souvenez-vous : la LIL (Loi informatique et libertés du 6 janvier 1978) qui portait création de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), fixait déjà les principes de base : collecte de données corrélée à la finalité du traitement, loyauté (avertir l’intéressé), droit d’opposition et enfin, sauf exception, interdiction de collecter des données « sensibles » (origine raciale, religion…).

Désormais, vous n’aurez plus de déclaration à faire auprès de la CNIL, celle-ci devenant un organe de contrôle (qui opèrera dans un premier temps de façon aléatoire).

Ce qui évolue en revanche, c’est l’obligation toujours plus poussée d’avertir le citoyen et de lui donner les moyens d’agir ou réagir, tout en fixant les cas dans lesquels le consentement éclairé de l’individu est requis. L’idée est de redonner aux personnes concernées le contrôle de leurs données personnelles. Changement de prisme donc : focus sur les risques pour les personnes concernées et non pour l’entreprise. Les principes à se mettre en tête sont alors les suivants :

  • Droit à la portabilité : vous l’ignoriez peut-être, vous avez le droit de récupérer toutes les données personnelles que vous avez fournies (voir LinkedIn, qui vous permet de télécharger les archives des données de votre compte), sous un format exportable. Cela signifie par exemple que votre numéro de téléphone vous appartient, même si vous changez d’opérateur.
  • Droit à l’oubli : on a beaucoup entendu parler en de bien tristes circonstances… il oblige un hébergeur à supprimer les données personnelles vous concernant. Il doit être simple de savoir à qui s’adresser pour obtenir la modification/suppression de ses données.
  • Droit à l’information : si vos données personnelles sont piratées, le responsable de traitement doit vous en informer dans les meilleurs délais si cela présente un risque élevé pour vos droits et libertés.
  • Protection des mineurs de moins de 16 ans : mise en place d’une autorisation parentale.
  • Consentement éclairé et positif du citoyen : la Directive vie privée vous interdisait déjà de spamer les consommateurs sans leur accord… Mais plus question « d’endormir » l’internaute amateur avec un jargon obscur, de façon à lui faire accepter n’importe quoi. L’entreprise a l’obligation de fournir des informations adaptées au niveau de compréhension de ses cibles.

Un nouveau métier, le DPO

Le Data Protection Officer sera « celui qui sait », contrôle et maîtrise les données collectées et stockées. Il veillera à la bonne finalité de leur stockage, en tenant un registre mettant en perspective les informations demandées et les finalités correspondantes afin de s’assurer qu’il n’y a pas de dérive. C’est lui qui se chargera de communiquer ces informations aux intéressés sur simple requête.

 

Les entreprises de plus de 250 employés écopent en outre d’obligations supplémentaires.

  • Elles devront créer le poste de Délégué à la protection des données (Data Protection Officer ou DPO, obligatoirement distinct du DSI), qui fixera les limites et se chargera d’évangéliser les équipes.
  • Elles devront tracer l’ensemble des traitements de DCP au sein de l’entreprise via la tenue d’un registre de conformité.
    (Bien que non obligatoire, les entreprises de moins de 250 employés sont vivement encouragées à tenir ce registre également)…
  • Pour le traitement des données les plus à risque pour les droits et libertés des personnes concernées, il sera obligatoire de faire réaliser un PIA ou Privacy Impact Assesment : une étude d’impact sur la vie privée. Cette étude devra être confiée au responsable de traitement.

Attention : si en principe cette dernière obligation ne concerne que les entreprises de plus de 250 employés, de nombreuses dérogations existent. Si vous traitez des données à risque, rapprochez-vous de la CNIL ou d’un avocat pour vous renseigner. 

4 – Comment se mettre en conformité ? 

Voici la méthodologie proposée par Elodie Herbel :

L’état des lieux – Organisez-vous : trouvez dans votre entreprise un collaborateur qui s’intéresse au sujet ; cartographiez les finalités de vos collectes de données personnelles et habituez-vous à tenir un registre indiquant pourquoi vous avez besoin de ces données et ce que vous en faites.

Si vous avez plus de 250 salariés : embauchez sans attendre un DPO.

L’engagement – Prenez engagement (par exemple à travers des politiques/chartes/procédures internes) de votre volonté de protéger les données personnelles – un engagement top down. Embarquez vos équipes : expliquez, sensibilisez, parlez à vos sous-traitants et prestataires. Déployez des procédures de formation du personnel dans l’entreprise (tout le monde est concerné par le RGPD !), et faites-vous accompagner (c’est le plus souvent un travail d’équipe – avocats, service informatique, expert en cybersécurité, DPO le cas échéant…) . Finalement, on ne nous demande pas autre chose que de :

  • travailler plus finement notre collecte de données
  • investir dans des systèmes de sécurité en adéquation avec la sensibilité des données personnelles que nous stockons et le risque y étant associé.

L’ancrage – Étudiez les process déjà en place afin de repérer ceux qui seront à modifier (contrats de travail, campagnes marketing…). Rappelez-vous que l’idée n’est pas de vous créer une usine à gaz, mais de protéger vos clients et employés. Demandez-vous quels sont les risques d’abus (ex. discrimination) ou de piratage et à quelle étape (collecte, transfert, stockage…) : êtes-vous bien protégé ?

Le reporting – Mettez en place des process de reporting très stricts : ils doivent permettre une bonne visibilité sur les données personnelles et sur les mécanismes de leur conservation, transfert, effacement….

Désormais, vous devez avoir la notion de donnée personnelle en tête à chaque étape, et vous donner les moyens de rendre compte de ce que vous avez effectivement mis en œuvre pour la protéger.

Pas de panique !

En matière de protection des données, vous n’avez pas d’obligation de résultats, mais de moyens. S’il ne fallait retenir qu’une chose : documentez rigoureusement toutes vos démarches et actions en termes de sécurisation de vos données et de respect de la vie privée et assurez-vous de façon régulière de leur continuité.

 

5 –  Les bons usages à mettre en place

La notion de Privacy by design (Art. 25 RGPD) est une démarche, un engagement qui consiste pour une entreprise à développer des produits et des services en prenant en compte, dès leur conception, la protection de la vie privée et des données à caractère personnel des collaborateurs, des clients et tout prospect.

 

Par exemple :

  • Instaurer des pseudos, ou pseudonymisation: pour s’interdire d’associer des données à une personne physique et par là-même afficher sa bonne foi,
  • minimiser les données : en demander le moins possible, de façon à ne traiter que des données adéquates, pertinentes et limitées à la finalité du traitement. Un point essentiel quand on sait qu’en effet, il sera répréhensible de récolter des données qui ne nous sont pas utiles. Ainsi, demander à un client de cocher M. ou Mme alors que nous n’avons nul besoin de le savoir pour lui fournir notre prestation est susceptible de sanctions,
  • systématiser le stockage à durée limitée : lorsque votre finalité est atteinte, effacez vos données… on ne pourra pas vous soupçonner d’avoir été tenté de les vendre ou d’avoir couru le risque de vous faire hacker. Notons au passage que le stockage débridé de données a un coût environnemental considérable. N’avez-vous jamais vu des photos de ces « fermes de serveurs » (data centers) de plusieurs milliers de m², qui tournent en permanence moyennant une débauche d’électricité et d’eau (pour refroidir les systèmes) ? Réduire les bases de données des entreprises ne peut être, de ce point de vue, qu’un bon début.
  • le cas échéant, soyez très vigilants avec le droit à la modification et à l’oubli (sur vos plateformes internes, par exemple).

 

6 – Bonnes nouvelles, pour finir

Oui, se mettre en conformité aura un coût et pas seulement en temps passé. Mais mieux vaut raisonner en termes d’investissement. Aujourd’hui la data vaut de l’or et cela ira croissant : c’est donc faire preuve de bon sens que de tout mettre en place pour ne pas se la faire voler. Voici pour l’obligation de protection.

Ensuite, concernant la limitation de la collecte : dites-vous bien que vos équipes ont tout à gagner en ne travaillant qu’avec les données dont elles ont besoin, d’apprendre à les qualifier, les circonscrire et les éliminer lorsqu’elles en ont fini avec. Prenez le temps de réfléchir à ce qu’est une bonne data pour vous et ne travaillez plus autrement.

Enfin, ne vous laissez pas piéger par le digital : certes il ne remplit pas votre bureau de kg de dossiers papiers, mais croire que ne jamais effacer vos data ne vous coûte rien est une erreur. Vous payez votre hébergeur et vous consommez des kw d’électricité en pure perte.

 

7 – Utile

La réglementation qui vous concerne est contenue dans : la LIL, le RGPD, et la Directive vie privée et communications électroniques.

 

En savoir plus :

Une synthèse pour tout comprendre.

Bons articles de fond sur l’origine du RGPD (les GAFA) et son contenu

Sur le privacy by design, vous pouvez regarder cela, ou encore ça et ça par exemple.

 

Besoin d’un expert ?

Elodie Herbel : elodie.herbel@herbelavocats.com

ID Shaker®, ou comment booster l’attractivité de sa marque

ID Shaker®, ou comment booster l’attractivité de sa marque

 

 

Le sujet de l’identité est central pour une marque : on y puise les éléments d’un discours singulier et original pour bien se vendre, bien communiquer… À l’occasion des Open Nextdoor, Anne Pinto et Emilie Cleach ont animé un atelier créatif et collaboratif qui vise à faire émerger le socle identitaire des marques. En seulement deux heures, les participants ont été conquis par la méthode !

 

Comment clarifier la raison d’être, les valeurs et la contribution de sa marque pour arriver à une promesse solide, unique ? Comment les exprimer en formulant une histoire pertinente et percutante ? La méthode ID Shaker® élaborée par Emilie et Anne repose sur des processus créatifs originaux. Elle s’appuie aussi sur l’intelligence collective et sur la dynamique de groupe grâce au travail “en mode workshop”.

 

Révéler la valeur de l’entreprise

Les participants au workshop organisé lors des journées événementielles de Nextdoor, en novembre dernier, ont vécu chaque étape comme une construction progressive. Du dirigeant ou directeur marketing au créateur d’entreprise, ils ont exprimé une vraie nécessité à challenger leur façon de raconter leur marque, qu’elle soit installée ou en devenir. Au gré des échanges, les questions de fond ont émergé : « Comment mettre en cohérence discours de marque et discours produit ? », « Vais-je abandonner des messages consensuels qui rassurent, mais qui suscitent peu d’engouement, pour oser un discours innovant ? », etc.

 

Sortir des lieux communs

Le processus stimule l’inspiration, éveille la créativité, fait émerger toutes les dimensions de la marque, permet de sortir des lieux communs, d’aller chercher en soi les concepts et les arguments les plus pertinents, d’expérimenter et de s’approprier un nouveau discours. Le groupe joue un rôle fondamental en apportant des regards et des points de vue croisés. « La portée du travail est très grande, l’atelier nous invite à réfléchir davantage au message et à l’image que l’on souhaite donner, en pensant toujours au gain pour nos cibles ! », témoigne une participante.

 

Faire décoller sa communication

L’atelier Nextdoor était une séance “découverte” de deux heures de la méthode ID Shaker®. Les modules ID Shaker® durent une journée et regroupent cinq entreprises représentées chacune par un binôme (dont un dirigeant). Les participants repartent avec la carte identitaire de leur marque (raison d’être, manière de faire, proposition de valeur…) et ses messages clés (accroches, éléments de discours concis, thèmes et univers de communication).
Bref, chaque entreprise participante crée un outil à forte valeur ajoutée pour elle, ses collaborateurs, sa communication, et souvent beaucoup plus.

Alors, foncez !

 


Contacts

Anne Pinto | anne@annepinto.com |06 16 81 39 48 | https://fr.linkedin.com/in/annepinto

Emilie Cleach | emiliecleach@wwakup.com |06 87 02 21 06  | wwakup.com

 

 

 

Nextdoor présente Emilie Cléach

Nextdoor présente Emilie Cléach

Mindset et processus créatifs pour accélérer les projets et favoriser des innovations pertinentes

Emilie Cléach conjugue coaching et créativité pour accompagner les transformations en faisant expérimenter de nouvelles façons de penser et faire.
Après un long parcours dans l’univers de la création et de l’image au service de la communication d’entreprise, elle est aujourd’hui coach professionnelle et facilitatrice en créativité.

Elle accompagne les professionnels ­—équipes et individuels— sur les objectifs de changements, les démarches d’innovation et les résolutions de problèmes complexes.
Expérientielles et interactives, ses interventions permettent d’expérimenter une autre façon d’être et de faire : sortir de sa zone de pensée automatique, modifier son approche des situations, développer son sens critique, utiliser son imagination et son intuition.

Ses terrains de prédilection : booster l’innovation collaborative, concevoir des offres produits/services originales et différenciantes, travailler mieux ensemble, repenser la gestion de son équipe…

Elle anime également des sessions de formation auprès d’entreprises et en université : développement des compétences créatives, pédagogie créative, Creative Problem Solving, Design Thinking.
Considérant que l’intelligence collective commence par l’intelligence de soi et de ses ressources, la conscience de soi et la qualité de présence sont un pilier fondamental de son approche. Emilie nourrit cette dimension par une pratique assidue du yoga et de la méditation depuis son adolescence.

Partant du constat que nous n’exploitons que rarement tout notre potentiel identitaire et notre singularité, elle a créé avec Anne Pinto, conseil en contenu de marque, les ateliers ID Shaker®.

Ensemble, elles proposent aux entreprises, grâce à un processus collaboratif, des techniques de facilitation créative et une approche pragmatique du positionnement de marque, de les accompagner dans l’exploration de leur  originalité, de clarifier ce qui constitue le fondement de leur identité afin de leur permettre d’affirmer et d’exprimer au plus juste leur singularité.


Master coach certifiée (Ecole Française de Coaching)

Certifiée Consultante-formatrice en intelligence créative et Formatrice en pédagogie créative (IRIS créativité). Formée à l’animation de grands groupes.
Membre de l’EMCC et de Créa-France

Nextdoor présente Anne Pinto

Anne Pinto

Nextdoor présente Anne Pinto

Faire grandir la préférence pour votre marque, c’est son idée fixe !

Le contenu est roi dans la stratégie de communication d’une marque. Il fait éclater la différence en créant un univers distinctif, apporte un service, de la proximité, du sens, il développe la visibilité. En clair, il donne des raisons de préférer une marque et contribue au développement du business. Telle est la vision que porte Anne Pinto.

« Trop de marques passent à côté des messages essentiels », constate Anne. Trouver le bon contenu est souvent perçu comme complexe. Pour guider les entreprises, elle a développé depuis 10 ans une approche pragmatique pour “faire parler les marques” de façon utile. « Je les aide à répondre à deux questions essentielles : comment ma marque doit-elle “se raconter” et que doit-elle “raconter” à ses publics ». Créer de la préférence, c’est faire vivre la marque autrement que sur un mode égocentré et être capable de nourrir tous les canaux de communication avec des contenus créateurs de valeur pour l’entreprise et pour ses cibles.

En prenant le temps d’explorer son identité, on fait émerger des éléments de discours, une proposition de valeur, un univers, un ton, distinctifs, singuliers et percutants. « Avec Emilie Cléach, coach et facilitatrice en intelligence créative, nous avons créé les ateliers ID Shaker® dans cette logique : permettre aux entreprises d’exprimer leur identité de marque dans tout ce qu’elle a d’original. » Le format Atelier, d’une journée environ, permet de réunir plusieurs participants pour qu’ils co-créent en mettant en commun leurs sensibilités, leurs perceptions. Dans le cas où l’atelier regroupe dirigeants et collaborateurs d’une même entreprise, la production est riche et l’effet d’alignement est extrêmement puissant.

Rapidement se construit une plateforme de discours, première porte d’entrée vers une communication performante : un dispositif et une stratégie de contenu online-offline attractifs, cohérents, gagnants et dont on mesure l’efficacité. Si c’est votre marque qu’on préfère, mission accomplie !

Consultante indépendante conseil en contenu de marque, résidente Nextdoor à Issy Village. 20 ans d’approche stratégique et opérationnelle du contenu de marque, dont plus de 10 ans au sein de Publicis Groupe (DGA de l’agence Verbe Consumer et directrice conseil de l’agence Verbe). Formation CELSA Publicité-Marketing.


Anne Pinto habite au Nextdoor d’Issy-les-Moulineaux !

Pour en savoir plus :

https://fr.linkedin.com/in/annepinto

https://www.facebook.com/annepintooo

https://twitter.com/pintoanne

Pour la rencontrer : Anne Pinto : 01 46 45 42 70 ou 06 16 81 39 48anne@annepinto.com

 

Nextdoor présente UserlynX

Nextdoor présente UserlynX

Quel freelance, patron de PME, responsable de la com’ ou du marketing n’a pas douté au moment de la mise en ligne de son site internet ? Comprend-on de quoi il retourne sur mon site, pourquoi est-ce que je ne transforme pas mieux mes leads, que pensent mes cibles de mes landing pages, mon appli est-elle ergonomique ?

Qui n’a pas rêvé de savoir ce que disent les internautes… et qui ne s’est pas dit à propos des tests utilisateurs et autres études similaires : « c’est trop cher » ou autres « tout mon budget est passé dans la conception-réalisation, je ne peux pas me le permettre ». Quel que soit votre délai ou votre budget, nous avons trouvé la solution.

Nous avons rencontré Julie Plemeniti Arbanas, cofondatrice de UserlynX, « plateforme web de collecte de feedbacks utilisateurs ».  La start-up, lancée au mois de décembre 2016, n’a pas tardé à convaincre ses clients, et voici pourquoi.

S’il y a « web » dans la base line, c’est que tout se fait en ligne (et donc à distance) : la plateforme permet de lancer soi-même une étude en quelques clics sur le support de son choix (desktop, mobile, tablettes) et de tester tous types de contenus numériques (site web, site web mobile, intranet, application mobile, prototype, landing page). Les clients obtiennent des retours en vidéos et dès les premières 24h.

Vous pouvez bien évidemment prendre rendez-vous et vous faire accompagner par les professionnels de UserlynX : présenter le contenu que vous souhaitez soumettre à l’expérience utilisateur, échanger sur la conception du scénario de votre test en fonction de vos problématiques, peaufiner votre panel. La start-up est en mesure de dispenser tous les conseils utiles et même construire le test pour vous, à l’instar de ses concurrents.

Mais contrairement à ces derniers, elle n’est pas gourmande : si vous vous sentez capable de procéder seul ou rêvez de n’être accompagné que sur une partie seulement de la mission, UserlynX n’y voit aucun inconvénient… vous ne payez donc que ce dont vous avez besoin !

Voici comment se déroule le process.

 

1 – Construisez votre test en ligne :

  • votre panel : disposez-vous de votre propre base de données, souhaitez-vous utiliser la communauté UserlynX (7000 testeurs), ou faire recruter un panel ad hoc ? Déterminez ensuite sa taille : l’équipe UserlynX vous accompagne sur le panel à interroger en fonction de vos objectifs
  • le scénario : renseignez toutes les informations utiles à l’élaboration du test (sa durée, son objectif…). Vous rédigerez notamment une série de questions qui seront posées à l’internaute, afin de le guider et l’amener à commenter les points qui vous intéressent en particulier,
  • affinez la composition de votre panel : par défaut, vous avez la possibilité de définir vos propres critères afin de cibler vos utilisateurs et construire ainsi un panel hautement qualifié, en parfaite adéquation avec le profil de votre cible.

Côté budget, un utilisateur sélectionné sans critère particulier vous coûtera 50 €. Un prix qui défie toute concurrence, le secret résidant dans l’automatisation du process.

2 – Comment ça marche, côté UserlynX ?

Sollicités par UserlynX, qui les recrutent en fonction de vos besoins, vos « utilisateurs témoins » vont alors accepter de commenter, par exemple, votre landing page. Lorsqu’ils lanceront leur phase de test, tous les mouvements de leur souris seront filmés, ainsi que leur voix.

Il va sans dire que l’efficacité de UserlynX réside dans sa capacité à ne sélectionner que des « testeurs » dont l’expérience et les commentaires auront une véritable valeur-ajoutée en fonction de vos besoins.

Les données ainsi récupérées sont « bluffantes » : vous écoutez l’utilisateur commenter, hésiter, soupirer, se lasser ou s’enthousiasmer devant votre page, tout en voyant où et comment il navigue, (déplace sa souris) se perd, se trompe, va directement sur la page suivante… De quoi rectifier quantités de maladresses ou comprendre bien des choses.

3 – Le retour d’expérience :

Pas question de vous facturer un Powerpoint pompeux déroulé au cours d’une présentation d’1h30 assurée par un consultant senior, assorti de son junior. Chez UserlynX, vous décidez sous quel format vous sera remis le résultat et calibrez ainsi la prestation en fonction de vos attentes (ou de votre budget).

Trois formules possibles :

  • les données brutes : UserlynX vous remet simplement les vidéos des écrans du panel testé (incluant donc les commentaires en live), sans coût supplémentaire,
  • les données + les verbatim recueillis à partir des enregistrements,
  • les données, l’analyse du verbatim + des recommandations au vu de l’analyse des commentaires, mais aussi de la vidéo.

Les prestations sont accessibles pour tous (le tarif évolue en fonction de la formule choisie) : à partir de 390€ pour un premier test clés en main.

Vous pouvez ainsi réaliser toutes sortes d’études qualitatives : tests comparatifs, étude benchmark, étude de marché… en un temps record, et pour moins de 2000 € (un tarif qui défie toute concurrence).

Une solution agile, donc, qui a non seulement réussi à se placer à la portée à tous, mais aussi à s’adresser à toutes sortes de professionnels… du patron de PME, au directeur de la com’ & marketing, en passant par le product owner.

La solution a déjà séduit (entres autres) SNCF, GIFI ou les Editions Hatier et intéresse un nombre croissant d’entreprises et administrations : Julie doit organiser le déploiement de sa start-up et booster sa notoriété.

 


Et pour la suite ?

L’accès en self-service de la plateforme sera disponible début octobre et l’application mobile UserlynX sortira mi-octobre.

UserlynX habite au Nextdoor Issy 2 !

Pour en savoir plus : https://www.userlynx.com/

Pour la rencontrer : Julie Plemeniti Arbanas : 06 59 25 83 87 – julie@userlynx.com

Nextdoor présente e-Strategic

Nextdoor présente e-Strategic

Parce que nous sommes tous constamment connectés, que ce soit professionnellement ou à titre personnel, le web est aujourd’hui la place de marché où tout se passe : on y est vu, voire suivi, on y vend, achète, on s’y renseigne, on y critique ou recommande, on s’y promène… Pour les entreprises, l’enjeu est considérable et l’offre si considérable, qu’il serait hasardeux de se lancer sans l’aide d’un professionnel.

Voilà pourquoi e-Strategic accompagne les entreprises de toutes tailles dans la conception et le déploiement de leur stratégie marketing et digitale par des actions de conseil, de communication et de formation.

Philippe Gastaud, son fondateur, ancien journaliste et responsable marketing (coauteur d’un ouvrage : La boîte à outil du marketing digital, Dunod, 2017), délivre donc une expertise mais se propose aussi de donner à ses clients toutes les cartes pour poursuivre seules, et de façon optimale, avec les nouveaux process construits ensemble.

Pour les doter de toutes les clefs utiles à une parfaite maîtrise de leurs contenus, e-Strategic conseille les entreprises en fonction de leurs besoins, sur trois sujets complémentaires.

Elaborer une stratégie digitale :

Après une phase de diagnostic et la définition de ses besoins, e-Strategic conçoit des actions de communication et met en place avec le client des outils de suivi et de reporting afin de permettre à ce dernier de surveiller et comprendre lui-même la pertinence de ses actions.

Si nécessaire, Philippe assure la formation des équipes et accompagne la transformation digitale de l’entreprise : acculturation et compréhension des enjeux, utilisation du jargon, connaissance et maîtrise des derniers outils de stratégie de marketing digital…

Comprendre les dessous du webmarketing :

Maîtriser sa communication digitale n’a rien d’instinctif et il est bien difficile de se tailler une place sur la toile, d’autant plus que nous sommes aujourd’hui submergés d’informations et sollicitations diverses.

Comprendre le fonctionnement du référencement d’un site internet, le faire remonter dans les moteurs de recherche, parvenir à capter l’attention de ses leads ou augmenter le nombre d’abonnés… sont autant de défis à relever.

e-Strategic se charge de cibler vos clients : ne pas leur faire perdre de temps, vous faire apprécier pour votre professionnalisme et enfin, interagir avec eux de façon durable et constructive.

Production de content marketing :

Philippe rédige en outre lui-même tous les contenus utiles, en tenant compte des contraintes de webmarketing, du référencement naturel… : textes pour sites web, e-mailings, billets de blogs, landing pages, ou encore des accroches, slogans, articles.

Ici encore, vous pouvez opter pour la formation de vos collaborateurs. Que ce soit pour des productions à destination web ou presse, Philippe se charge de transmettre les bons réflexes à vos équipes : choix des bons mots-clefs, ajustement du contenu à la cible, soin apporté au titre, etc.

e-Strategic s’adresse ainsi à toutes les entreprises désireuses de comprendre et maîtriser le parcours et la perception des contenus qu’elles mettent en ligne, et d’exploiter à l’avenir toutes les possibilités du net en termes de prospection, fidélisation et communication.

En attendant, nous vous conseillons vivement de vous abonner à sa newsletter ou de consulter chaque mois le blog de Philippe, qui regorge d’astuces et infos utiles, dispensées de façon claires et pédagogiques !


Et pour la suite ?

Son actualité est tournée vers la sortie du livre « La boîte à outils du marketing digital » aux éditions Dunod qu’il a coécrit avec Stéphane Truphème. De nombreux influenceurs, leaders d’opinions, directeurs-ices d’agences médias ont également contribué à cet ouvrage pour le rendre vivant et enrichissant.

Sachez que Philippe Gastaud séjourne le plus souvent dans le coworking d’Issy-les-Moulineaux…

Pour en savoir plus : https://www.e-strategic.fr/

Pour le rencontrer : Philippe Gastaud : 06 60 65 49 90 – philippe@e-strategic.fr